Qualifié référentiel OPQIBI 1905 : Audit énergétique dans les bâtiment

 

L’audit énergétique bâtiment selon le cahier de charge de l’ADEME, et les normes NF EN16247-1 et EN16247-2.

L’audit énergétique apporte une vision détaillée de l’état du bâtiment et des équipements, les préconisations chiffrées par priorité apportent l’aide à la décision pour la programmation des travaux, l’investissement nécessaire et la rentabilité.

Les différentes phases de l’audit énergétique:

  • Pré-analyse, « prise de connaissance » avant la visite du site sur la base des informations fournies par le maitre d’ouvrage : plans, DOE, données de consommations…souvent dans le cas d’une copropriété l’analyse préalable se réduit à la typologie du bâti et les équipements de chauffage et ventilation des parties communes de la copropriété, dans le cas d’un bâtiment de bureaux la pré analyse se porte sur le zonage.
  • Visite du site, mise en place d’un relevé détaillé : des composantes structurales et techniques, descriptif des composantes du bâti (menuiseries, façades, toitures, planchers… en nombre, surface et constituants – nature des parois et isolants, épaisseurs…), listing détaillé des équipements thermiques, électriques, aérauliques, etc…. le tout accompagné d’une évaluation qualitative de l’état et des performances de chacune de ces composantes, cette visite est ponctuée par une série de relevés et mesures (débit, température, humidité, éclairage, métrés…)
  • Modélisation thermique du bâtiment : sur la base des plans, données (DOE…) et relevés réalisés lors de la visite, l’auditeur va ensuite mettre en œuvre un modèle thermique du bâtiment, qui de part sa stuation géographique (localisation, altitude, température de base, DJU trentenaire…), va permettre de dégager diverses grandeurs caractérisant la performance énergétique du bâtiment et indispensables à la suite de l’étude : consommation théorique de chauffage, puissance requise, coefficients G1, G2, Ubât…
  • Analyse des consommations – confrontation au modèle : sur la base des consommations fournies par le maître d’ouvrage (combustible : gaz naturel, gaz propane, bois…, électricité, eau) sur trois années consécutives minimum de préférence, l’auditeur va ensuite analyser «l’état initial » et émettre un avis critique par rapport à « l’évolution future», ces données sont ensuite confrontés aux données issus des statistiques ou émanant d’organismes spécialisés…
  • Proposition d’améliorations : sur la base du travail précédent, la dernière grande phase de l’audit énergétique et technique passe par la formulation de préconisations comportementales, techniques, fonctionnelles ou organisationnelles dans les domaines suivants, complétée par le calcul réglementaire THCE ex selon les cas de figure  :
    • bâti : amélioration des performances globales de l’enveloppe : isolation des façades ou des planchers, reprise des menuiseries extérieures,
      chauffage : rénovation de chaufferie, remplacement des émetteurs, reprise de la régulation,
    • expertise éventuelle…ventilation : mise en place d’une VMC si inexistante, simple ou double flux selon les cas…
    • eau : mise en place de robinets mitigeurs, de simples dispositifs type mousseurs, chasses d’eau double capacité…
    • équipements électriques : sources d’éclairage économes…
    • gestion des énergies : la régulation du chauffage en adéquation avec les besoins, gestion de l’éclairage…
    • contrats d’entretien/exploitation :mise en place si nécessaire de contrat de maintenance intégrant des objectifs d’économies d’énergie, clause d’intéressement, garantie totale des équipements, contrats de performance énergétique, etc.
    • énergies renouvelables : évaluation de l’intérêt et de la pertinence de la mise en œuvre d’une étude d’opportunité technico-économique solaire thermique ou PV, biomasse, géothermie…

Ainsi, l’audit énergétique et technique incarne une analyse exhaustive et approfondie du site considéré, avec évaluation du potentiel d’économies d’énergies et d’optimisation dans tous les secteurs liés au bâtiment et à son fonctionnement.

C’est à ce stade et sur cette base que peuvent être entreprises des missions de maîtrise d’œuvre sur un axe particulier (rénovation chaufferie centrale par exemple…), même si cette concrétisation peut être encore précédée d’une étude de faisabilité, notamment lorsque l’on s’intéresse à l’emploi d’énergies renouvelables sur le site considéré.